Gouvernance

Représentant plus de 800 000 entreprises, la CCI de région Paris Île-de-France est activement engagée aux côtés des acteurs qui font l’économie régionale, qu’ils soient chefs d’entreprise, décideurs publics, élèves, apprentis, étudiants ou encore salariés en formation continue.

Une assemblée économique en action

Les 92 membres élus de l’Assemblée générale de la CCI Paris Île-de-France représentent l’ensemble des secteurs de l’activité économique francilienne. Réunis en différentes instances (Bureau, commissions spécialisées…), ils déterminent la stratégie ainsi que les axes d’actions prioritaires de la Chambre de région.
Les membres de la CCI rencontrent régulièrement les pouvoirs publics français et étrangers sur les sujets touchant à l’entreprise, à l’organisation de l’activité économique et aux cadres réglementaires qui la régissent pour arrêter leurs prises de position.
Très impliqués sur le terrain, via les six CCI départementales* et les deux CCI territoriales**, les élus prennent des initiatives pour favoriser le développement des entreprises, de l’emploi et de l’économie de chaque territoire.
Ils participent aussi activement aux conseils d’administration des écoles de la Chambre. Leur expérience de chefs d’entreprise favorise l’élaboration de programmes innovants et ajustés aux besoins du marché du travail.

* CCI départementales : Paris, Versailles-Yvelines, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise.
** CCI territoriales : Seine-et-Marne et Essonne.

Le Président

Didier Kling est le président de la Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Île-de-France depuis le 1er décembre 2016.

Le Bureau

Organe consultatif auprès du président Didier Kling et agissant par délégation de l’Assemblée générale, le Bureau est une instance de gouvernance collégiale au sein de laquelle sont étudiées les grandes orientations de l’action de la CCI Paris Île-de-France. Il est composé de 17 membres élus par l’Assemblée générale

Les délégués du Président

Les délégués du Président, désignés par le Président en début de mandature, sont chargés de travailler sur des missions transversales de la CCI Paris Île-de-France. Ils assistent aux réunions du Bureau selon les sujets traités.

Le Directeur général

Stéphane Fratacci est le Directeur général de la CCI Paris Île-de-France. Il dirige ses services, est en charge de leur animation, de la programmation de leurs activités, de la réalisation des objectifs et du contrôle des résultats

Ressources humaines

Malgré une organisation du travail profondément impactée par la mise en application des mesures sanitaires liées à la crise de la COVID 19, l’année 2020 a été marquée par une intense activité en matière de ressources humaines avec, notamment, la préparation de la création du nouveau Groupe CCI Paris Île-de-France.

(*) Au 31/12/2020. Ce chiffre englobe tous les salariés de la CCIR y compris les collaborateurs de droit privé.
(**) En raison de la pandémie, dès mars 2020, tous les collaborateurs éligibles ont été basculés en télétravail exceptionnel.

Un programme de formation pour développer nos managers et les préparer à être des acteurs du changement

En 2020, une quarantaine de managers ont participé à la seconde session du programme de formation « Manager la CCI de demain » destiné à accompagner la transformation de la CCI Paris Île-de-France.

Ce programme, d’une durée de dix mois, a permis aux managers sélectionnés d’appréhender les grands enjeux stratégiques de la CCI grâce à l’éclairage d’experts externes, aux moments d’échanges avec le Comex et aux contenus d’e-learning. Malgré la crise sanitaire, les participants se sont adaptés et ont montré leur capacité à travailler en équipe et à distance, sur des projets d’actions opérationnels destinés à renforcer leur capacité à devenir de véritables acteurs du changement.
Une troisième promotion de vingt-cinq « talents » sera lancée en 2021 avec un programme construit sur le développement des soft skills et l’engagement collectif comme leviers de la transformation.

Performance environnementale : un diagnostic et des préconisations

Avec les évolutions réglementaires en matière de RSE, la loi du 17 août 2015 pour la transition énergétique pour la croissance verte en faveur de la préservation de l’environnement, et plus récemment la loi PACTE du 22 mai 2019, les pouvoirs publics ont réaffirmé le rôle central de l’entreprise dans la prise en compte des enjeux sociétaux et environnementaux dans leurs pratiques.

Dans le cadre de la démarche RSE qu’elle avait initiée en 2015, la CCI Paris Île-de-France a publié, en mai 2020, un état des lieux en matière de pratique environnementale basé sur le référentiel européen LUCIE. Un audit a été réalisé au sein de plusieurs établissements afin d’évaluer leur performance environnementale. Ce rapport est assorti de plusieurs préconisations articulées autour de 5 finalités : réduire la consommation d’énergie et de ressources, réduire les déchets, réduire les gaz à effet de serre, préserver la biodiversité et garantir la conformité réglementaire.

Parité Hommes/Femmes : où en est-on ?

L’écart entre les salaires d’une femme et d’un homme, tous postes confondus, est de 12% en moyenne à la CCI contre 19% au niveau national. C’est ce que révèle une étude réalisée en 2020 par la direction des ressources humaines.
Les femmes représentent 50% des effectifs cadres (contre 35% au niveau national) et 53% occupent des fonctions managériales. De plus, un tiers des fonctions de direction sont occupées par des femmes, soit 7% de plus qu’au plan national.
On constate néanmoins un écart de salaire d’environ 8% entre les hommes et les femmes qui s’explique en partie par la présence majoritaire des femmes (47%) sur les niveaux 1 à 5, là où les hommes n’y sont positionnés qu’à hauteur de 30%.

L’Unité Économique et Sociale, un socle commun d’avantages identiques pour tous au sein de la nouvelle CCI

Le 1er janvier 2021, la Chambre de région est devenue un groupe composé de plusieurs entités distinctes : 3 établissements publics administratifs (EPA) (CCI Paris Île-de-France, CCI Seine-et-Marne, CCI Essonne), un GIE et 6 EESC (Etablissement d’enseignement supérieur consulaire). Afin de garantir un socle social commun à l’ensemble de ces entités, la CCI a entamé, dès le mois de mai 2020, des négociations avec l’ensemble des organisations syndicales en vue de la constitution d’une Unité Économique et Sociale (UES). L’UES permet à un ensemble de sociétés distinctes qui entretiennent des liens étroits d’être assimilées à une entreprise unique. Dans ce cadre, le Groupe CCI Paris Île-de-France pourra notamment mettre en place un seul Comité Social et Économique dont les prérogatives s’étendront à l’ensemble des entités juridiques le composant (les six EESC, le GIE et les 3 EPA).

Handicap : la CCI renouvelle son engagement

Depuis plus de 10 ans, le Groupe CCI œuvre pour soutenir l’emploi des personnes en situation de handicap. La CCI Paris Île-de-France a d’ailleurs été la première CCI en France à développer et formaliser son engagement par la signature d’une convention avec le FIPHFP (Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique). Ce partenariat, renouvelé en 2020, lui assure le soutien financier nécessaire pour agir efficacement. Depuis le lancement de sa politique handicap, 1,5M€ ont été consacrés à des actions et, grâce à une équipe pluridisciplinaire dédiée, la CCI a déjà accompagné plus de 260 collaborateurs, soit 7% de son effectif.

Pour accompagner les salariés en situation de handicap des entités et filiales du groupe engagés sous contrat de droit privé, un partenariat avec l’AGEFIPH est en cours de négociation.

Finances

L’année 2020 est une année particulière à plus d’un titre.

La CCIR, comme l’essentiel des acteurs du monde économique, a été touchée par la crise sanitaire et plus singulièrement l’activité à l’international, les foires et salons ainsi que la formation continue délivrée aux apprenants, salariés des entreprises. La Chambre s’est par ailleurs particulièrement mobilisée auprès des entreprises à la faveur des plans de relance, tant au niveau national que régional.

Mais 2020 est aussi l’année charnière de la transformation de l’établissement consulaire. Après la transformation en EESC d’HEC en 2016 et de ESCP en 2018, la réorganisation s’est poursuivie par la filialisation des filières d’enseignement de la CCIR sous la forme d’EESC, organisée sous une holding dédiée à la formation, et la création d’un GIE abritant les services supports du Groupe ainsi constitué.

 

Les comptes 2020 traduisent ce contexte :

Le résultat d’exploitation, hors dotations et reprises aux amortissements, s’établit en 2020 à -9,1 M€ (en amélioration de 15,6 M€ par rapport à 2019) : la poursuite de la réduction tout à la fois de la masse salariale et des charges de fonctionnement a plus que compensé la diminution des produits d’exploitation qui se sont élevés à 402,6 M€ en 2020.

La structure des produits d’exploitation (en baisse de 37,8 M€ par rapport à 2019) a été profondément modifiée notamment du fait de la réforme du financement de l’apprentissage entre 2019 et 2020 : les subventions versées par les OPCO (opérateurs de compétences) se sont substituées à la taxe d’apprentissage. Par ailleurs, la crise sanitaire a affecté le chiffre d’affaires pour près de 14 M€. Dans le même temps, les fermetures d’activités, notamment dans le secteur de l’enseignement ont accentué la baisse des produits (-12 M€).

La maîtrise des charges (411,7 M€ avant DAP, soit une diminution de 53,4 M€) explique l’essentiel de l’amélioration du résultat. Elle tient pour partie aux mesures conjoncturelles prises pour pallier la crise sanitaire (fermeture de sites, réduction des frais de déplacement, report d’actions sur les projets immobiliers et informatiques) mais surtout au renforcement des efforts conduits depuis plusieurs années pour accompagner la refonte du modèle de la Chambre et les réformes législatives (apprentissage notamment).

Avec les dotations et reprises, le résultat d’exploitation s’établit à -29,7 M€, en amélioration de près de 15,6 M€ par rapport à 2019.

Le résultat net (résultat de fonctionnement) s’établit à 23 ,6 M€, en amélioration sensible de 32,1 M€ par rapport à 2019. Le résultat financier (en baisse compte tenu de la situation des marchés financiers en fin d’exercice) et le résultat exceptionnel permettent de couvrir le déficit d’exploitation.

Le résultat budgétaire de la CCIR est en amélioration significative pour s’établir à 30,2 M€.

Il traduit non seulement l’amélioration de la capacité d’autofinancement par rapport à l’exercice précédent mais aussi la volonté de la CCIR de maintenir (hors opération exceptionnelle) ses investissements (22,5 M€) dans le fil de son programme de restructuration et d’optimisation de son patrimoine immobilier.