Finances

Deux événements ont marqué l’activité de la CCI Paris Île-de-France en 2016 : la filialisation de HEC en établissement d’enseignement supérieur consulaire au 1er janvier et la baisse de 30 M€ de la ressource fiscale (-15 %). Le résultat d’exploitation 2016 de la CCI Paris Île-de-France, hors reprises et dotations aux amortissements, s’établit ainsi à -1,1 M€ contre 3,5 M€ en 2015. À périmètre constant (hors filialisation HEC), le résultat s’améliorerait de 0,6 M€.
Ce sont des économies substantielles réalisées sur la masse salariale et les charges de fonctionnement, conjuguées au maintien du niveau des produits, qui ont permis d’absorber la baisse de la TFC (Taxe pour frais de Chambre).

Le chiffre d’affaires de la CCI, 146 M€ en 2016, est en augmentation de 2,7 M€ (4 %). Cette croissance se manifeste particulièrement dans le secteur de l’enseignement (+4 M€), tant au niveau des formations à temps plein que pour la formation continue. La taxe d’apprentissage (73,3 M€) est en baisse de 2,7 M€ (-4 %) sous l’effet des évolutions réglementaires. L’appui aux entreprises demeure par ailleurs un axe prioritaire de la CCI : hors variation saisonnière liée aux salons internationaux, le chiffre d’affaires est en croissance de 1,6 M€, grâce aux activités formalités nationales et internationales entre autres. Enfin, la politique volontariste de la CCI en recherche de financements, notamment européens, a permis la mobilisation de 38,3 M€ (+3 % soit +1,1 M€), au bénéfice des projets en faveur des entreprises et de leur développement.

Ainsi, malgré les contraintes et incertitudes pesant sur la ressource fiscale, la CCI a poursuivi ses engagements de rationalisation et d’adaptation de ses filières de formation et d’offre de prestations d’appui aux entreprises.

Parallèlement, la mise en œuvre du plan de départ volontaire initié en 2015 a entraîné le départ de quelque 700 collaborateurs sur 2 ans et une baisse de la masse salariale de -26 M€ (-9 %) sur la seule année 2016. Par ailleurs, les mesures de réorganisation interne de la CCI ont permis une économie des charges de fonctionnement de 2,5 %.

La capacité d’autofinancement, redevenue positive en 2016, reste insuffisante pour financer l‘ensemble des projets d’investissements nécessaires au développement des activités. Dans ce contexte toujours difficile, la CCI a toutefois opéré le choix de protéger les investissements liés au secteur de la formation (salles blanches de l’ESIEE, restructuration du CFI, nouveau site ITESCIA) et les opérations de mise en sécurité des locaux. Enfin, la CCI a procédé à des cessions de sites, pour optimiser ses implantations (Bourse de commerce...).

Dans un contexte de difficultés économiques et de potentielles réformes menaçant la stabilité financière du réseau consulaire, la CCI Paris Île-de-France s’est ainsi résolument inscrite dans la poursuite de son plan de transformation visant à dégager les marges suffisantes pour financer des projets innovants et structurants nécessaires à l’exercice de ses missions au service des entreprises.